Nintendo Switch 2 : les jeux d’occasion peuvent-ils vraiment vous faire bannir ?

Nintendo Switch 2 : les jeux d’occasion peuvent-ils vraiment vous faire bannir ?
3 min de lectureNolan

Sortie en fanfare en juin, la Nintendo Switch 2 a tout de suite suscité l’engouement des fans de la première heure comme des nouveaux venus. Mais avec un tarif qui pique un peu – console et jeux compris – nombreux sont ceux qui se sont tournés vers une solution plus abordable : les jeux d’occasion. Sauf qu’un vent d’inquiétude souffle désormais sur cette pratique. Une simple cartouche achetée en ligne pourrait-elle vraiment faire bloquer votre console ? Le scénario semble exagéré… et pourtant.

Un bannissement à cause d’un jeu d’occasion : fiction ou réalité ?

C’est sur Reddit que le cas a été relayé : un joueur, tout heureux de faire une bonne affaire en achetant quelques titres Switch sur Facebook Marketplace, se retrouve banni dès l’insertion des cartouches. La console ? Inutilisable en ligne. Le motif ? Une détection de doublon d’identifiant lors du téléchargement des mises à jour. Pas de panique : après contact avec le support et la présentation de preuves d’achat, la sanction a été levée. Mais l’incident soulève une vraie question : comment cela a-t-il pu arriver ?

Piratage en embuscade : l’ombre du Mig Flash Dumper

Derrière ce bannissement, il ne s’agirait pas d’une guerre ouverte contre les jeux d’occasion, mais plutôt d’un nouvel effet collatéral du piratage. Certains accessoires, comme le Mig Flash Dumper, permettent de copier entièrement le contenu d’une cartouche – identifiant compris – pour le rejouer sur une autre console. Une pratique qui, sur le papier, peut sembler anodine, mais qui, en ligne, devient rapidement détectable.

Dans le cas évoqué, tout laisse à penser que le vendeur original aurait copié ses jeux, puis revendu les cartouches d’origine tout en continuant à jouer aux versions clonées. Résultat : deux consoles connectées avec le même identifiant. Et chez Nintendo, c’est carton rouge immédiat.

Acheter en toute sécurité : les bons réflexes

Si vous envisagez de garnir votre ludothèque avec des jeux d’occasion, il y a quelques précautions à prendre. D’abord, évitez les plateformes peu fiables ou les ventes trop anonymes. Privilégiez les sites reconnus pour leur service de médiation, leurs garanties ou leur système d’avis. Ensuite, conservez systématiquement une preuve d’achat, des photos du jeu, du vendeur, voire l’emballage original. Ce sont ces éléments qui vous permettront, en cas de blocage, de faire valoir votre bonne foi auprès du support Nintendo.

Et en cas de bannissement ? Pas de panique. Contactez le service client, fournissez les éléments demandés, et surtout, restez courtois. L’expérience a montré qu’avec un dossier solide, la sanction peut être levée rapidement.

Conclusion : occasion oui, mais avec précaution

Non, Nintendo ne bannit pas systématiquement les utilisateurs de jeux d’occasion. Mais la vigilance est de mise, surtout dans un contexte de lutte renforcée contre le piratage. Acheter un jeu à bas prix peut parfois cacher une mauvaise surprise. Comme pour un bon plan sur un smartphone ou une voiture, mieux vaut toujours vérifier l’origine.

Et n’oublions pas : même dans le jeu vidéo, mieux vaut prévenir que guérir.